Tour du monde
19mar/111248

Nouvelles peu rejouissantes…

Suspendus au téléphone le matin très tôt et le soir très tard, voilà maintenant plus d'une semaine que le voyage se fait plus difficile... vraiment difficile.

A Boulogne Billancourt, nous avons appris l'hospitalisation du papa de Malek sans avoir encore de diagnostique sur son état. Ces dernières années, son papa, qui a aujourd'hui quatre vingt trois ans, a déjà subi plusieurs hospitalisations et opérations à plus ou moins graves conséquences. Aujourd'hui notre moral est très entamé et l'inquiétude règne. Nous avons pris la décision de rentrer à Paris et de rester à ses côtés. Nos billets d'avions sont changés et arriverons à Paris via Hong Kong le lundi 21 mars.

Bien entendu, nous n'abandonnons pas l'idée de voyager en Asie, nous remettons simplement le projet à plus tard. Nous mettrons tout de même nos derniers articles en ligne concernant la Nouvelle-Zélande en espérant que vous nous suivrez toujours.

Nous souhaitons fortement recevoir de vos nouvelles, bien sûr de tous nos amis et aussi de ceux que nous ne connaissons pas...encore.

Voici notre adresse e-mail barbara.achab@gmail.com pour nous écrire directement, nous prendrons le temps de vous répondre. A très bientôt...

2mar/11784

Enfin, le nouvel article est arrive!

24fév/11443

Tremblement de terre a Christchurch

Nous avions prevu de bientot mettre en ligne notre premier article sur la Nouvelle Zelande... L'actualite nous incite plus a vous tenir au courant des faits dramatiques qui viennent de s'y derouler...

Le 22 fevrier 2011, au moins une centaine de personnes sont decedes dans le tremblement de terre qui a frappe en pleine heure de midi, dans la seconde ville de NZ, Christchurch. Le seisme, d'une magnetude de 6,3, s'est produit au moment ou la ville etait remplie de monde, avec les gens au travail, et les enfants a l'ecole. Une replique de magnetude de 5,6 s'est produite quelques heures plus tard, alourdissant encore le bilan. De nombreuses personnes, environ 300 sont toujours portees disparues, dans les innombrables decombres...

Nous avons eu beaucoup de chance de ne pas y etre au moment de la catastrophe.  Nous sommes actuellement a Dunedin, a environ 300 kilometres au sud de Christchurch, la, une demie heure avant notre arrivee, la population avait ressenti la secousse...A trois jours pres notre itineraire nous emmenait a Christchurch pour ramener Jamel le frere de Malek, a l'aeroport... Nous devons donc y aller des demain, inquiets de voir le desastre de nos propres yeux...

28jan/11770

L’Argentine, qui sera notre dernier pays d’Amerique du Sud

Ce sont les larmes aux yeux que nous avons quitté notre famille d'accueil a Lima le six janvier dernier. Lucio, le père de la famille nous a très gentilment emmené a l'aéroport, d'où notre avion partait dans la nuit.

Nous nous sommes fièrement presentés avec nos billets One World, pour lesquels toutes les taxes sont incluses. Nous voulions passé en zone internationale  apres l'enregistrement des bagages. Allez savoir pourquoi, à cet endroit de l'aéroprt,  et après deux mois et demi de pratique  de la langue de Picasso,  nous n'avons rien compris de ce que nous disait la charmante hotesse...Un langage très abstrait pour nous ! Si nous voulons prendre l'avion, pas de choix possible il faut passer au petit gichet pour payer de nouvelles taxes, qui s'élèvent à 62 dollars. Les taxes ont eu du mal à passer dans notre petite machine à calculer notre budget quotidien. Ce petit guichet, d'habitude si ordinaire, nous a subitement paru...simplement moche...

Délestés contre notre gré de quelques dollars nous nous sommes, sans conviction, dirigés vers les boutiques de duty free, qui accueillent leurs potentiels clients trop commercialement.  Aucun doute, nous revoilà bien dans la société de consommation. Sentiment plutôt étrange apres notre périple à travers le Pérou et la Bolivie.

Nous sommes sortis et  avons longé les impersonnels couloirs de l'aéroport afin de nous rendre du côté embarquement. Nous pressions le pas car nous devions  y être  une petite vingtaine de minutes plus tard. Quelle mauvaise surprise avons nous eu en arrivant, foule de gens étaient là, pour passer de l'autre côté, il nous fallait bien plus que vingt minutes pour obtenir le fameux tampon sur nos passeports. Bien sûr, dans ces moments là , on en veut a tous ceux que l'on voit, leur reprochant leur naturelle présence, afin d'éviter de s'avouer notre faute, celle de ne pas s'être présentés au guichet plus tôt!

Nous nous sommes rassurés, sachant que nous étions enregistrés, l'avion ne partirait pas sans nous. Et puis, il essayerait de rattrapper son retard en cours de vol, non? Bien sûr lorsque notre voisin de siège ralerai du retard, nous nous abstiendrons de dire que c'est la faute des retardataires, nous en soit!

Nous sommes finalement arrivés juste à temps pour l'embarquement. Tres peu de gens. Mais lorsque, toute tranpirante j'ai donné mon coupon d'embarquement, le personnel a dit :

"Barbara Achab, c'est elle"..."Heuu, oui c'est moi, "j'ai fait quelque chose? " toute bredouillante, rouge écarlate, intimidée par la masse de muscle qui me parlait. Dans ces moments là, le temps d'une seconde, tout semble s'arrêter. Je dois avouer...je me suis alors demandée...y a-t-il un problème, ou bien ai-je gagné le gros lot, suis-je le cent millionième client de la compagnie LAN? Vais-je voler gratuitement jusqu'à la fin de mes jours? C'est bizarre, ce n'est jamais le gros lot qui se pésente...

"Veillez me suivre s'il vous plait". Malek et moi avons éte séparé par Monsieur Muscle. J'ai du descendre avec deux hommes au sous-sol de l'aéroport. La sécutité avait en fait détecté une petite bouteille de gaz de camping dans mon sac, destinée aux soutes. Je ne savais bien évidemment pas que c'était interdit. L'homme de la sécurité tint à me prévenir que j'allais rater mon avion dans lequel, je pensais, que Malek était monté. Dix longues minutes plutôt engoissée, pas particulièrement bien accompagnée, au fin fond du sous-sol de l'aéoport. Dix minutes de course contre la montre pour défaire tout mon sac, donner la bouteille, traverser le sous-sol dans le sens inverse, me refaire controler aux portes électroniques avec Monsieur Muscles: " trois minutes avant que les portes ferment, deux minutes, une minute..." je suis arrivée, comme dit-on " moins une", Malek finalement toujours devant la porte, avec une hotesse compatissante et espérant me revoir apparaitre comme par magie avant d'être obligée de fermer les portes! L'avion décolla,  nous dedans, haïssant les bouteilles de gaz de camping et pauvre Monsieur Muscles qui n'y était pour rien.

Bienvenue au chaud

Vingt cinq degrés a huit heures du matin, trente à dix, les seize kilos de notre sac à dos se firent sentir. Nous avons pris un bus local afin de quitter l'aéroport. Deux heures et un euro plus tard, en plein centre ville de la capitale Argentine, ne sachant où aller, nous nous sommes avachis sur un banc . Nous avons lamentablement échoué dans une auberge de jeunesse...très...jeune...impossible de dormir la nuit. Les jeunes du dortoir n'ont cessé, à toutes heures, de rentrer et sortir de la chambre. Nous pensons, qu'à leurs âges, ils n'ont toujours pas compris, qu'en quittant un lieu, les interrupteurs peuvent s'éteindre, surtout à trois heures du matin.

Voyage à Iguazu

Nous avons rapidement quitté Buenos Aires pour le nord du pays, la frontière avec le Brésil, les fameuses chutes d'Iguazu! Depuis trois-quatre ans déjà, le coût de la vie de l'argentine a bien grimpé. Nos billets de bus, en semi cama, la catégorie inférieure, nous ont tout de même délesté de plus de cent cinquante euros pour l'aller. Le trajet de vingt heures de bus a été, cette fois-ci particulièrement difficile. Les quatre heures quotidiennes de sommeil, cumulées aux nombreux efforts physiques ont eu raison de nous.

Encore quinze degrés de plus et nous voilà arrvivés dans la petite ville de Puerto Iguazu.

Nous avons fait quelques courses que nous avons mis dans le sac à dos, et gardé les oeufs à la main afin de ne pas les casser. J'ai posé ces derniers sur le banc, le temps d'attendre le bus qui nous emmenerai jusqu'à notre camping. Cinq minutes sont passées, juste le temps pour moi d'oublier leur existence. " Ha quelle chaleur, en plus on transpire beaucoup, je vais m'asseoir quelques minutes" ...... sur les oeufs évidemment, les six d'un coup, je n'en ai raté aucun!

Camping

"Le camping Americano", qui n'a d'ailleurs, rien d'Américain! Nous ne vous le recommanderons pas. Mais nous y avons tout de même planté la tente.  Dans cette région de l'Argentine, le sol est vraiment très coloré. Est-ce du à l'argile? Cette nuit-là, la pluie, alliée à la terre , s'est chargée de reteindre toutes nos affaires...en rouge...

N'ayant plus de pesos argentins pour aller visiter les chutes, nous avons demandé  à la récéptionniste du camping, si les dollars étaient acceptés. " Non mais vous trouverez un distrubuteur automatique". Ce qui nous arrangeait bien, nul besoin de faire l'aller-retour en ville. Arrivés aux portes du parc des fameuses chutes, le personnel nous informe que les dollars ne sont pas acceptés ( malgré les 95% de touristes venant de l'étranger). Ni change, ni  distributeur automatique. Mais nous avons été très gentilment informés que nous pouvions passer à la boutique souvenir, acheter pour minimum trente pesos, payer en dollars et que la monnaie nous serait rendue en pesos! Fabuleux non? Nous sommes pathétiquement passés en caisse. Le prix de l'entrée du parc dépend de votre nationalité. Quarante pesos pour les Brésiliens, Argentins, Chiliens et Péruviens. Cent pesos pour les autres (vingt euros). Nous n'étions pas au courant que nous étions riche. Mais nous nous sommes finalement souvenus que nous étions Européens. Vous ne saviez pas que, là bas, tout le monde croule sous l'argent?

Au moins...les chutes sont vraiment belles. D'une grande puissance.  Comme d'habitude les splendides paysages se passent de commentaires. Nos photos vous conteront mieux les animaux du parc, la puissance des chutes, tous les touristes, le ciel bleu.

Le bus, des chutes à la ville de Puerto Iguazu est, pour la distance, plus cher que les autres. pour ce fait, nous ne voulions pas le payer et avons fait du stop. Très simple. Nous sommes tombés sur deux Australiens, James et Alexander. Ayant compris qu' il prenaient le lendemain la route vers Corrientes, nous leurs avons proposé de nous emmener et de payer la moitié de l'essence. Cela nous a permis de ne pas prendre le bus qui nous serait revenu cinq fois plus cher. Eux même étaient contents de pouvoir faire quelques économies après ce qu'il leur était arrivé...

Sur la route d'Iguazu, James et Alexander s'étaient fait arrété par la police.... Apres inspection du véhicule, les forces de l'ordre ont déclaré qu'ils étaient en effraction car le petit extincteur dans leur coffre n'était pas dans une boite. Ils les ont emmené dans un petit bureau et leurs ont demandé de payer mille cinq cent pesos, soit trois cents euros, qu'ils n'avaient pas. Mais en ouvrant leur portefeuille, le policier a vu les septs cents pesos que détenait James. Ils ont donné tout l'argent qu'ils avaient. Le petit extincteur était dans le coffre d'une voiture de location. L'agence, elle-même, n'était pas en tort, les Australiens ne parlaient pas un mot d'espagnol, et la police, corrompue.

Nous avons finalement passé trois jours ensemble et avons parcouru en Argentine l'équivalent de deux fois la distance Lille-Marseille. Nous sommes retournés avec eux jusqu'a Buenos Aires. Nous avons partagé une très bonne soirée dans un excellente Parilla. Je pense que nous avons dégusté le meilleur steak de notre vie, pour un prix très raisonnable . Il est prévu que nous retrouvions James et Alexander en Australie, l'un à Brisbane, l'autre vers Sydney.

D'ici trois jours, nous fêterons nos trois mois de voyage. La fatigue est là. Nous resterons donc à Buenos Aires jusqu'à mercredi prochain, jour de départ pour la Nouvelle Zélande, l'Océanie. Nous profitons de la capitale pour la visiter et nous reposer. Nous avons louer la maison de Roberto, charmant Argentin partis en vacances au Pérou. Il y a même un petit jardin et une machine à laver. Quel luxe de ne pas laver ses affaires à la main, il n'y a qu'à appuyer sur le bouton, et hop ça tourne! Nous profitons des journées très ensoleillées mais les quarante degrés quotidiens nous rendent tout mou et les moustiques abusent de nous! Nous avons fait une petite escapade au "Tigre" lieu nature à trente km de la ville.

Nous profitons aussi de ces journées pour enfin écrire nos derniers carnets et vous faire partager nos photos. Roberto à une belle collection de DVD que nous regardons en français, pour le plaisir de se sentir un peu comme à la maison.

A très bientôt pour l'épilogue de l'Amérique du Sud...

23jan/1135

Incorrigibles…

Incorrigibles ces voyageurs, ils en mettent du temps a envoyer leur dernier carnet... !